Le Daddy Blues

Bonjour!


Hier soir sur Instagram je suis tombée par hasard sur le témoignage de @daddyblues.

Un témoignage poignant d'un papa (propriétaire de ce compte), qui nous décrit ce qu'il a vécu à la naissance de ses jumeaux: le traumatisme de voir sa femme souffrir, la place de père qui est difficile à prendre après cela... (je vous invite à consulter son compte)


A mon sens, ce genre de témoignage devrait circuler sur les réseaux et dans le monde de la périnatalité au même titre que les témoignages de futures ou jeunes mamans.

Pourquoi? Parce que les papas aussi doivent être informés de ce qu'ils vont vivre avant, pendant et après la grossesse!

Cela devrait être le passage obligatoire...


Sur sa page Instragram, @daddyblues poste les résultats d'une étude dans laquelle est mis en avant que "13% des futurs papas présentent des symptômes dépressifs au cours de la grossesse de leur partenaire"...

Cela vous étonne?

Moi non...


La grossesse n'est pas qu'un chamboulement pour les futures mamans tant au niveau physique que psychologique. C'est aussi un chamboulement pour le couple mais aussi pour le futur père.

Le futur père va passer après l'accouchement du statut de "conjoint", de "fils", au statut de "chef de famille", "papa", "modèle pour son enfant à grandir"... (on retrouve la même chose chez la future maman). Et cela est-ce que l'on en parle aux futurs papas? Non...


On demande au cours de la grossesse au futur papa d'être présent avant, pendant et après la grossesse.

Il doit être le soutien, le pillier de la famille en construction, il doit faire le "tampon" entre la jeune mère et la famille/ les amis, il doit trouver sa place auprès d'un tout petit être qu'il vient de découvrir tandis que la maman l'a porté durant 9 mois...


Est-ce un manque de virilité que de reconnaître les signes d'une dépression prénatale?

Faut-il attendre que ces signes soient suffisamment présents pour faire quelque chose?


Comme le mentionne @daddyblues dans ses posts, l'homme dans notre socièté a du mal à reconnaitre ses émotions, à en parler....

Alors comment reconnaitre les symptômes d'un début de Daddy Blues?

- irritabilité

- forte impatience

- colère

- manque de sommeil

- stress

- crises d'angoisses

- ...


Pourquoi aborder ce sujet ici?

Parce que je mets un point d'honneur depuis la création du Ptit Nuage à investir les papas dans leurs rôles.


Que cela soit au cours d'ateliers massage bébé en collectif/ en individuel ou à domicile.

Je trouve cela important que les papas soient présents au cours des ateliers, lorsqu'ils le peuvent bien sûr, et qu'ils soient acteurs de la séance en faisant eux-mêmes le massage à leur tout petit.

Et quoi de plus beau qu'un papa qui masse son enfant? Je ne me lasse pas de les regarder, d'observer à quel point ils veulent "faire bien", de les voir exprimer leurs émotions, de s'ouvrir à moi en exprimant leur vécu/ leurs ressentis sur l'accouchement et leur paternité.... (je pense que les mamans venues en atelier confirmeront)

J'incite aussi beaucoup les mamans qui viennent seules à montrer les techniques aux papas quand elles sont de retour dans leurs cocons, afin qu'ils puissent passer du temps en famille à créer les liens parents/ bébé nécessaires à la construction de leur tout petit.


Mais les papas, je ne les reçois pas qu'en Massage bébé, je les reçois aussi en Yoga bébé, et également en séance de sophrologie.

Parce qu'en sophrologie, on peut aussi travailler sur les symptômes de la dépression prénatale des papas et la dépression post natale.

On peut également les aider à retrouver ou trouver le lien avec leur tout petit en évacuant tout le stress vécu pendant l'accouchement, les angoisses, les peurs, ...


Alors si vous êtes futur/ jeune papa, que vous vous reconnaissez dans cet article, contactez-moi pour que l'on en discute ensemble avec bienveillance, sans jugement aucun et pour vous aider à traverser cela pour vous, pour votre conjointe, pour votre enfant et pour votre famille.


A très vite!


PS: Dans cet article, je parle du papa parce que cela fait le lien avec un témoignage lu hier, mais je pourrais tout aussi bien transformer l'intégralité de l'article en parlant du "co-parent".



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